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Nova & L'Equipe - 26.05.08 | 13:00A l'approche des Jeux Olympiques de Pékin, nous continuons sur novaplanet notre série "Sports & JO", avec publications d'extraits de l'excellent livre Culture Confiture Sport (Editions de la Martinière), petite compilation de tous les faits les plus insolites du sport recencés par Nova et L'Equipe. Après la première grève de sportifs et les gestes inventés par ces derniers, focus sur des épreuves qui ont disparu des Jeux Olympiques modernes: des épreuves d'art...
De 1912 à 1948, les Jeux Olympiques comportaient des concours d'art: peinture, architecture, sculpture, musique, littérature. Une idée de Pierre de Coubertin. En sept olympiades de Jeux Artistiques, les Français tinrent leur rang : trois couronnes (équivalent de la médaille d’or), dix médailles d’argent ou de bronze.
La couronne de littérature récompensa, en 1924 à Paris, Géo Charles, poète montparno qui devança... Henry de Montherlant, aux yeux d’un jury où l’on reconnaissait Claudel et Valéry. En 1928 à Londres, Paul Landowski, sculpteur, l’emporta avec ses Boxeurs. En 1932 à Los Angeles, trois architectes, Saacke, Bailey et Montenot, partagèrent une couronne pour un curieux projet de cirque pour toros.
A ces trois couronnes officielles, il n’est pas interdit d’en ajouter une : celle gagnée par Pierre de Coubertin lui même en 1912, catégorie littérature, avec son "Ode au sport". Mais Coubertin, tout empli d’un tact pacifiste à un moment où les relations franco-allemandes se dégradaient gravement, avait signé d’un pseudonyme allemand, Hohrod & Essbach.
Parmi les simples médaillés, un peintre amateur, Alex Virot, qui devint ensuite sur Radio-Luxembourg le premier grand commentateur du Tour, où il se tua en service commandé dans une étape de montagne en 1957.
Foujita, le peintre japonais, bronze en 1936 à Berlin avec un Hockey sur glace. Et Jacques-Henri Lartigue, médaillé de peinture en 1924 avant de devenir le photographe que l’on sait...